Fifa: Infantino sous pression après l’échec d’un projet contesté
Gianni Infantino ferait face à une montée des pressions en interne après l’abandon d’un projet d’investissement controversé lié aux droits du Mondial. Selon le Washington Post, le patron de la Fifa aurait tenté d’obtenir un appui politique américain, une démarche démentie par le département d’État.

Gianni Infantino, président de la Fifa, ferait face à un isolement croissant et à des pressions de plus en plus fortes l’appelant à quitter ses fonctions. En cause, l’échec d’un projet d’investissement controversé, récemment abandonné, qui aurait ravivé les critiques au sein des instances du football.
Selon les éléments rapportés, ce projet reposait sur la vente d’une part de la société d’investissement liée à la Fifa. Il incluait aussi la cession de droits de diffusion télévisée des matches de la Coupe du monde, un point qui aurait suscité une vive colère parmi des fédérations nationales et continentales.
Cette séquence aurait accentué le malaise autour de la gouvernance de l’instance mondiale. Le recul opéré sur ce dossier est présenté comme un revers majeur pour Gianni Infantino, au moment où la contestation viserait directement son maintien à la tête de la Fifa.
Dans ce contexte, le président de la Fifa aurait cherché un soutien politique direct auprès de l’administration du président américain Donald Trump. Cette initiative serait intervenue alors que le dirigeant fait face à une couverture médiatique défavorable et à des pressions réglementaires croissantes.
D’après le Washington Post, Gianni Infantino aurait fixé un rendez-vous téléphonique avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, afin d’examiner des modalités de coordination. Le quotidien américain présente cette démarche comme le signe d’un net embarras au sommet de l’organisation.
Le journal, citant des sources présentées comme informées, affirme aussi que le patron de la Fifa aurait cherché à présenter cet échange sous l’angle de la diplomatie d’influence. Le football aurait ainsi été mis en avant comme un possible « outil de soft power » pour les États-Unis.
Ces mêmes sources estiment toutefois que l’initiative relèverait avant tout d’une tentative personnelle de sauvegarder sa position. Elles décrivent un dirigeant qui se sentirait de plus en plus isolé, sur fond d’érosion de son soutien et de multiplication des appels à son éviction.
La réaction américaine n’a pas tardé. Le département d’État a rapidement démenti l’existence d’une telle coordination, refermant publiquement la porte à l’idée d’un appui diplomatique dans la crise que traverserait le président de la Fifa.
Un porte-parole du département d’État a assuré sur la plateforme X qu’aucune conversation entre Marco Rubio et Gianni Infantino ne figurait à l’agenda. Il a également nié la tenue de l’appel téléphonique évoqué, contredisant frontalement le récit de cette prise de contact.
Ce démenti affaiblit davantage la tentative prêtée au président de la Fifa de s’adosser au soutien américain. Il souligne surtout l’ampleur de la séquence de tension ouverte par l’abandon d’un montage jugé sensible en raison de son lien avec les droits du Mondial.
Gianni Infantino dirige la Fifa, l’instance qui gouverne le football mondial et organise notamment la Coupe du monde. Donald Trump est l’actuel président des États-Unis, tandis que Marco Rubio dirige la diplomatie américaine.




