Le rapport des Marocains au mariage évolue profondément. Selon une récente étude du Haut-Commissariat au Plan (HCP), plus de la moitié des célibataires, soit 51,7 %, déclarent ne pas souhaiter se marier, contre 40,6 % qui envisagent encore cette possibilité.
Cette tendance reflète un changement des modes de vie et des priorités, dans un contexte marqué par des contraintes économiques croissantes.
L’étude met en évidence une différence notable entre hommes et femmes. Les femmes restent majoritairement favorables au mariage (53,6 %), tandis que près de 60 % des hommes expriment une réticence à s’engager.
Malgré ce recul, le désir de fonder une famille demeure central. Environ 78 % des célibataires considèrent encore le mariage comme un moyen de construire une vie familiale et d’avoir des enfants.
Cependant, les obstacles sont nombreux. Le coût du mariage, du logement et de la vie quotidienne constitue le principal frein, notamment chez les jeunes et les hommes. Le report du mariage est aussi lié à la poursuite des études et à l’évolution des attentes personnelles.
Par ailleurs, l’âge moyen au premier mariage continue d’augmenter, atteignant 26,3 ans pour les femmes et 33,3 ans pour les hommes.
Si certaines traditions persistent, comme le rôle des familles dans la formation des unions, les comportements évoluent vers plus d’autonomie, notamment avec une hausse du nombre de couples vivant dans un logement indépendant.
Au final, le mariage reste une institution importante, mais il s’inscrit désormais dans des trajectoires de vie plus longues et plus individuelles.





