14 C
Marrakech
mercredi 28 janvier 2026

Best Selling BLOG and MAGAZINE

Thème of All Time

Experience the change!

Publicité gauche
Publicité gauche
Accueil Société Rabat: Une fronde parentale contre les choix financiers

Rabat: Une fronde parentale contre les choix financiers

0
54

Environ une centaine de parents d’élèves se sont rassemblés, mardi 27 janvier, devant le lycée français Paul-Cézanne, à l’appel des associations de parents. Des sit-in similaires ont également eu lieu devant d’autres établissements du réseau français à travers le Maroc. Objectif : Dénoncer l’augmentation annoncée des frais de scolarité et l’instauration de droits annuels d’inscription (DAI).

Certains parents étaient accompagnés de leurs enfants, illustrant l’impact direct de ces mesures sur la vie quotidienne des familles. Tous expriment un même sentiment : Celui d’être devenus la variable d’ajustement budgétaire du réseau d’enseignement français à l’étranger.

Selon les parents mobilisés, les décisions prises localement s’inscrivent dans un contexte de forte opacité financière. Ils affirment que le pôle Maroc serait excédentaire, tout en voyant une partie de ses ressources transférée vers d’autres pays pour combler leurs déficits. « Pendant ce temps, on demande aux familles de supporter de nouvelles charges, notamment liées aux retraites des fonctionnaires français », déplore un parent.

Au cœur de la contestation, le rejet d’un modèle jugé injuste. « Nous refusons que les familles paient pour des choix budgétaires qui ne sont pas les leurs », résume une mère d’élève. Les parents insistent également sur le fait que, malgré des situations économiques différentes, la majorité des familles est concernée, directement ou indirectement, par ces hausses.

À Rabat, les alternatives au réseau français restent limitées, ce qui renforce le sentiment d’impasse pour de nombreuses familles. « Quitter le système est tout simplement impossible pour certains », confie un parent.

Des choix différents selon les villes

Au niveau central, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger a indiqué qu’un effort budgétaire moyen de 400 euros par an et par famille serait nécessaire d’ici à 2029 pour résorber son déficit. Chaque pôle local est chargé d’appliquer cet effort selon sa situation économique.

Au Maroc, les choix divergent. À Casablanca, une hausse progressive de 6 % par an sur quatre ans a été validée, sans mise en place de DAI, après consultation des représentants des parents. À Rabat, en revanche, une augmentation annuelle d’au moins 4 % jusqu’en 2029, assortie de droits annuels d’inscription, est envisagée. Une décision perçue comme injuste par les familles, même si un report de quinze jours a été obtenu.

Un signal politique, mais des inquiétudes persistantes

Un amendement parlementaire adopté dans le cadre du budget 2026 prévoit une augmentation de 7 millions d’euros du budget de l’AEFE (Un réseau scolaire unique au monde ) afin de limiter la hausse des frais de scolarité. Les parents y voient un signal encourageant, mais insuffisant pour régler durablement les difficultés financières du réseau.

La contestation se concentre désormais sur les droits annuels d’inscription, considérés comme un levier immédiat et réversible. « Les hausses de frais sont difficiles à annuler une fois votées. Les DAI, eux, peuvent encore être supprimés », expliquent les parents.

Soutenue par des syndicats d’enseignants, la mobilisation pourrait se poursuivre dans les prochains jours. Pour les familles, l’enjeu dépasse la seule question financière : il s’agit de préserver un modèle éducatif accessible, équitable et durable.

poup

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici