vendredi 16 octobre 2026☼ —    Marrakech

Oriental : L’amandier au cœur d’une vaste opération

La région de l’Oriental mène un recensement complet et géolocalisé de ses plantations d’amandiers, qui couvrent plus de 40.000 hectares, afin d’améliorer le suivi de la production, de soutenir les agriculteurs et de renforcer la compétitivité de cette filière stratégique.

El Mehdi Lamghari ·
Oriental : L’amandier au cœur d’une vaste opération

La Direction régionale de l’Agriculture de l’Oriental mène un recensement complet des plantations d’amandiers afin de mieux connaître leur répartition, d’améliorer le suivi de la production et de renforcer le développement de cette filière agricole stratégique.

Cette opération, actuellement à un stade avancé, concerne l’ensemble des provinces de la région. Elle vise à établir une base de données actualisée sur les superficies cultivées, l’état des plantations, les variétés d’amandiers, les capacités de production et les difficultés rencontrées par les agriculteurs.

Selon la Direction régionale de l’Agriculture (DRA), les résultats permettront de mieux orienter les investissements, d’adapter les programmes de soutien aux besoins des producteurs et d’améliorer la gestion de la filière, notamment face aux défis climatiques.

La culture de l’amandier occupe une place importante dans l’économie agricole de l’Oriental, avec plus de 40.000 hectares, représentant près de 26% des superficies arboricoles régionales. Elle se classe ainsi au deuxième rang après l’olivier.

À l’échelle nationale, la région concentre environ 20% des superficies consacrées aux amandiers et contribue à hauteur de 23% à la production marocaine.

La filière a connu une forte progression ces dernières années, notamment grâce aux programmes du Plan Maroc Vert et de la stratégie Génération Green. Entre 2008 et 2020, les superficies plantées sont passées de 14.600 à 42.150 hectares, tandis que la production a presque doublé pour atteindre 31.000 tonnes.

Les principales zones de production se situent à Oujda-Angad, Berkane, Taourirt et Guercif.

À travers ce recensement, les autorités agricoles souhaitent renforcer la compétitivité de la filière, soutenir les producteurs et favoriser la valorisation des amandes, tout en développant les activités économiques et les opportunités d’emploi en milieu rural.

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