La ville de Marrakech connaît, ces derniers mois, une situation préoccupante marquée par la prolifération anarchique des personnes se présentant comme gardiens de parkings pour voitures et motos. Une pratique qui est passée d’une organisation limitée et encadrée à une occupation illégale et massive de l’espace public.
De nombreux individus, sans autorisation légale ni statut officiel, s’approprient trottoirs, places et rues, transformant le domaine public en source de gains quotidiens. Les citoyens et les visiteurs se voient contraints de payer des tarifs arbitraires et non réglementés, parfois assortis de demandes supplémentaires sous prétexte de la « surveillance du casque » pour les motocyclistes.
Cette situation est particulièrement visible dans plusieurs zones sensibles et très fréquentées de la ville, notamment la place Jemaa El-Fna, les quartiers Daoudiate et Massira, ainsi que les avenues Al Ahbass, Allal El Fassi, Mohammed VI et Abdelkrim El Khattabi, connues pour leur forte affluence routière et touristique.
Ce qui suscite l’inquiétude, c’est qu’il suffit aujourd’hui de porter un gilet jaune et d’occuper un espace public pour se proclamer « gardien de parking », sans aucun contrôle ni suivi des autorités compétentes. Une réalité qui illustre le manque de surveillance et la faiblesse de l’application de la réglementation en vigueur.
Au-delà de l’atteinte flagrante au domaine public, cette situation porte atteinte à la sécurité des citoyens et nuit gravement à l’image de Marrakech en tant que destination touristique internationale, fondée sur l’ordre, la sécurité et la qualité de l’accueil.
Face à cette dérive, les habitants appellent à une intervention urgente et ferme des autorités locales et régionales, afin de mettre fin à cette anarchie, de lutter contre les abus et de réorganiser les parkings selon un cadre légal clair, garantissant les droits des usagers et préservant l’espace public.
Le maintien du silence officiel face à ce phénomène risque, selon de nombreux observateurs, d’aggraver le sentiment de méfiance et d’encourager davantage de pratiques abusives dans une ville qui mérite une gestion urbaine à la hauteur de son histoire et de son rayonnement.





