Les autorités russes ont fortement ralenti l’accès à Telegram depuis le 10 février, dans le cadre d’un durcissement du contrôle de l’espace numérique. Le régulateur Roskomnadzor accuse la plateforme de ne pas se conformer aux lois locales, sans préciser la nature des manquements.
Le service reste accessible, mais fonctionne au ralenti, rendant l’envoi de contenus plus lent pour les utilisateurs. Telegram, qui compte plus de 60 millions d’usagers quotidiens en Russie, est largement utilisé par les responsables politiques, les médias et les blogueurs pro-gouvernement.
Cette mesure s’inscrit dans la volonté du Kremlin de promouvoir « Max », une messagerie nationale lancée en 2025 et présentée comme une alternative souveraine. Contrairement à Telegram, cette application ne propose pas de chiffrement complet des communications.
Le ralentissement de Telegram suscite toutefois des critiques, y compris dans certains milieux proches du pouvoir, où l’application est considérée comme un outil de communication essentiel.





