Une centaine de tracteurs ont pénétré jeudi matin dans Paris, jusqu’au pied de la Tour Eiffel et de l’Arc de Triomphe, pour exprimer la colère des agriculteurs français. Les manifestants ont forcé certains barrages pour atteindre le cœur de la capitale.
Ces actions interviennent notamment contre la signature imminente d’un accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). Bertrand Venteau, président du syndicat Coordination rurale, a indiqué que son organisation souhaitait être reçue par la présidente de l’Assemblée nationale et le président du Sénat.
Le ministère de l’Intérieur a précisé que la majorité des tracteurs restaient bloqués aux portes de Paris, mais qu’une vingtaine circulaient dans la capitale. Sous l’Arc de Triomphe, des forces de l’ordre ont immobilisé une dizaine de tracteurs.
Le gouvernement français a dénoncé ces actions comme « illégales » et a assuré que des mesures seraient prises pour empêcher de nouveaux blocages.
La profession agricole, confrontée à plusieurs crises – baisse des cours du blé, hausse des prix des engrais, épizootie de dermatose nodulaire contagieuse chez les bovins et concurrence internationale – réclame également un allègement des normes administratives et européennes jugées trop contraignantes.





