jeudi 5 novembre 2026☼ —    Marrakech
Presse Internationale

Salaires et pouvoir d’achat : Les syndicats français descendent dans la rue

Les syndicats français ont appelé à une journée de grève et de manifestations jeudi 5 novembre 2026 pour réclamer une hausse des salaires et des mesures en faveur du pouvoir d’achat. Le mouvement concerne les secteurs public et privé. De premières perturbations ont été signalées dans les transports dès le matin.

El Mehdi Lamghari ·
Salaires et pouvoir d’achat : Les syndicats français descendent dans la rue

L’intersyndicale demande une hausse du salaire minimum (Smic) au-delà de sa revalorisation automatique, ainsi qu’une augmentation générale des salaires. Elle réclame également davantage de justice fiscale, le maintien des services publics et de meilleures conditions d’études.

Des lycéens, des étudiants, des gilets jaunes et des agriculteurs de la Confédération paysanne se sont joints au mouvement. Des tentatives de blocage de lycées ont été signalées à Strasbourg et à Bordeaux. À Angoulême, le blocage du dépôt de bus a interrompu la circulation sur le réseau, tandis que les perturbations restaient limitées en Île-de-France en début de matinée.

Quelque 260 manifestations annoncées

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a annoncé environ 260 manifestations dans le pays. Avant les défilés, les autorités estimaient que la mobilisation pourrait réunir entre 500 000 et 700 000 personnes hors de Paris et entre 40 000 et 80 000 dans la capitale. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes.

Les parcours des cortèges ont fait l’objet de désaccords dans plusieurs villes. À Bordeaux, un accord a permis de maintenir le défilé dans le centre-ville. À Lyon, la justice a validé la décision de la préfecture d’écarter le cortège de l’hypercentre. À Paris, les manifestants doivent emprunter le boulevard Voltaire après le rejet du recours de l’intersyndicale.

Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a évoqué la possibilité d’une mesure sur le Smic. Force ouvrière demande, de son côté, l’ouverture rapide de négociations sur les salaires et envisage de nouvelles mobilisations.

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