mercredi 4 novembre 2026☼ —    Marrakech
Presse Internationale

Iran : Khamenei met en garde contre une extension de la guerre

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a mis en garde contre un élargissement du conflit au Moyen-Orient en cas de nouvelles frappes américaines contre l’Iran. Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions entre Téhéran et Washington, alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour éviter une nouvelle escalade militaire dans la région.

El Mehdi Lamghari ·
Iran : Khamenei met en garde contre une extension de la guerre

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a averti mercredi 4 novembre qu’une nouvelle attaque américaine contre l’Iran entraînerait une extension de la guerre au Moyen-Orient. Les échanges diplomatiques se poursuivent toutefois entre Washington et Téhéran, avec l’appui de plusieurs médiateurs.

Dans un message publié sur son site officiel, le dirigeant iranien a prévenu que de nouvelles frappes provoqueraient une guerre plus étendue. Cet avertissement intervient après le bombardement d’une île iranienne par les États-Unis dans la nuit de lundi à mardi.

Donald Trump avait menacé l’Iran durant le week-end, avant d’adopter un ton plus mesuré mardi. Interrogé par le Financial Times, le président américain a laissé entendre que les discussions avançaient. Il avait également évoqué la possibilité d’un accord sur son réseau Truth Social.

Des discussions toujours en cours

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a fait état lundi de discussions diplomatiques intenses. Le Qatar, médiateur dans le conflit, a confirmé que les deux parties restaient engagées dans les négociations.

La Chine a aussi annoncé mercredi poursuivre ses efforts pour empêcher une reprise des hostilités. Le président Xi Jinping avait reçu lundi le sultan d’Oman, Haïtham ben Tariq, dont le pays intervient également dans la médiation.

Téhéran réagit aux élections américaines

Mojtaba Khamenei a écarté l’idée que la défaite des républicains aux élections américaines de mi-mandat puisse entraîner un changement de politique de Washington envers l’Iran.

Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a, de son côté, présenté ces résultats comme un rejet de la guerre par les électeurs. Donald Trump a reconnu que le conflit avait contribué en partie à la défaite de son parti.

Le détroit d’Ormuz au centre des tensions

Le détroit d’Ormuz reste un point majeur du conflit en raison de son importance pour le commerce mondial des hydrocarbures. L’Iran revendique le contrôle de ce passage et attaque régulièrement des navires qui tentent de le franchir sans son autorisation. En représailles, les États-Unis maintiennent un blocus des ports iraniens.

Un cessez-le-feu conclu en avril avait mis fin à près de quarante jours de bombardements intenses. Un protocole d’accord avait ensuite été conclu en juin pour tenter de régler durablement le conflit, mais cette entente s’est rompue durant l’été.

Les opérations militaires ont depuis diminué en intensité, sans permettre un règlement durable des tensions.

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