France : Une mobilisation citoyenne contre CNews franchit un cap
En France, une pétition réclamant la fermeture de la chaîne d’information CNews a franchi le seuil des 500 000 signatures sur la plateforme de l’Assemblée nationale. Cette mobilisation pourrait ouvrir la voie à un débat parlementaire, sous réserve du respect des procédures prévues, sans entraîner automatiquement la fermeture de la chaîne.

Une pétition réclamant le retrait de la fréquence de CNews sur la TNT a dépassé les 500 000 signatures, lundi 2 novembre, sur le site de l’Assemblée nationale française. Ce seuil permet d’envisager un débat dans l’hémicycle, mais son organisation reste soumise à une procédure parlementaire.
Une commission doit d’abord décider de classer la pétition ou de l’examiner. Dans ce second cas, un rapport pourra être rédigé et éventuellement débattu à l’Assemblée. Le franchissement des 500 000 signatures n’entraîne donc ni débat automatique ni retrait de la fréquence de la chaîne.
Lancée en juin par un particulier, la pétition a enregistré une forte hausse des soutiens à la fin du mois d’octobre. Elle comptait auparavant moins de 100 000 signatures.
Le texte critique la ligne éditoriale de CNews, notamment le traitement de l’immigration et de l’islam. La chaîne du groupe Canal+ conteste les accusations de promotion des idées d’extrême droite et affirme défendre la liberté d’expression. Elle a refusé de commenter cette initiative, qu’elle qualifie de « pétition politique ».
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions après l’attentat raciste de Trappes, survenu le 23 octobre. Plusieurs responsables de gauche ont dénoncé la place accordée aux discours stigmatisants dans certains médias et mis en cause CNews. Ces prises de position restent des accusations politiques et ne démontrent pas une responsabilité de la chaîne dans l’attaque.
En juin, le régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, avait mis CNews en demeure de corriger un déséquilibre manifeste et durable dans la représentation des courants de pensée et d’opinion, notamment sur les questions d’immigration et d’islam.
La suite donnée à la pétition dépend désormais de son examen parlementaire.




