Tolède : L’identification des victimes au centre des préoccupations
En Espagne, les familles des victimes de la collision ferroviaire survenue le 28 octobre 2026 près de Tolède restent dans l’attente de l’identification de leurs proches. Alors que les autorités poursuivent les opérations d’identification, ce drame suscite une vive émotion et de nombreuses interrogations sur les circonstances de l’accident.

Les autorités espagnoles poursuivent l’identification des victimes de la collision entre deux trains survenue mercredi 28 octobre près d’Urda, dans la province de Tolède. Le bilan provisoire fait état d’au moins 69 morts, tandis que de nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches.
Deux jours après la catastrophe, les opérations se concentrent notamment à la morgue de Tolède. Les familles ont fourni des prélèvements ADN pour faciliter l’identification des victimes, rendue difficile par l’état des corps retrouvés.
Selon le bilan judiciaire communiqué jeudi soir, 48 autopsies avaient été réalisées et cinq identifications annoncées aux familles. Le Premier ministre Pedro Sánchez a assuré que les services de l’État étaient mobilisés pour transmettre des informations fiables le plus rapidement possible.
Les autorités régionales ont enregistré 70 signalements de disparition, qui pourraient correspondre aux personnes décédées. Elles n’excluent pas une hausse du bilan, alors que les recherches se poursuivent dans les wagons accidentés à l’aide de grues et de chiens spécialisés.
Par ailleurs, 39 blessés restent hospitalisés. Leur état de santé évolue de manière globalement favorable, selon les autorités de Castille-La Manche.
L’accident s’est produit lorsqu’un train de la compagnie publique Renfe a percuté par l’arrière un train de l’opérateur privé Iryo, à l’arrêt sur la voie, à environ 150 kilomètres au sud de Madrid.
D’après les premiers éléments présentés par le ministre des Transports, Óscar Puente, une panne informatique avait provoqué l’immobilisation de plusieurs trains. Un ordre erroné aurait ensuite autorisé le train de Renfe à repartir.
Une première note de l’autorité chargée de l’enquête estime sa vitesse au moment du choc entre 160 et 200 km/h. Les investigations doivent encore préciser les circonstances de la collision et établir les responsabilités éventuelles.
Pedro Sánchez a reconnu que le drame avait fragilisé la confiance dans le réseau ferroviaire à grande vitesse. Il s’est engagé à faire la lumière sur les causes de l’accident et à prendre des mesures pour éviter une nouvelle catastrophe.




