Israël : Les partis arabes au centre des équilibres politiques
À l’approche des élections législatives en Israël, les partis arabes pourraient jouer un rôle important dans la formation de la future majorité parlementaire. Leur poids électoral et les éventuelles alliances politiques constituent des enjeux majeurs d’un scrutin qui pourrait redessiner les équilibres au sein de la Knesset, le Parlement israélien.

Créditées de 17 sièges selon les résultats provisoires, les deux listes arabes pourraient peser sur la formation du prochain gouvernement. Une coopération avec l’opposition reste toutefois incertaine.
Aucun bloc ne semble en mesure de gouverner seul au lendemain des élections législatives en Israël. Après le dépouillement de près de 78 % des bulletins, mercredi 28 octobre, le Likoud de Benjamin Netanyahu et ses alliés sont crédités de 54 sièges, contre une quarantaine pour l’opposition menée par Gadi Eisenkot. La majorité absolue à la Knesset est fixée à 61 députés sur 120.
Les partis arabes en position stratégique
Avec 17 sièges annoncés, les deux listes arabes pourraient jouer un rôle décisif dans les négociations. Leur soutien ne suffirait cependant pas nécessairement à donner une majorité à l’opposition, qui pourrait avoir besoin d’autres partenaires.
Cette progression intervient dans un contexte de forte mobilisation électorale. Selon les estimations rapportées par Channel 12, la participation aurait atteint 80 % dans les localités arabes, contre environ 53 % dans les localités arabes et druzes en 2022.
Raam et la Liste unifiée affichent des positions différentes
Le parti Raam, dirigé par Mansour Abbas, se dit prêt à travailler avec Gadi Eisenkot. Il avait déjà rejoint la coalition de Naftali Bennett et Yaïr Lapid en 2021.
La Liste unifiée, menée par Youssef Jabareen, appelle à un partenariat judéo-arabe pour remplacer Benjamin Netanyahu. Elle n’a toutefois pas précisé si elle souhaitait entrer au gouvernement ou le soutenir de l’extérieur.
Les deux formations défendent notamment la lutte contre la criminalité dans les localités arabes et les droits de leurs habitants. Elles restent divisées sur plusieurs questions politiques.
Des négociations encore incertaines
Benjamin Netanyahu refuse de s’appuyer sur les partis arabes pour former un gouvernement. De son côté, Gadi Eisenkot exclut une alliance avec le Premier ministre sortant, mais n’a pas encore clarifié sa position sur une coopération avec les listes arabes.
Un gouvernement minoritaire bénéficiant de leur soutien parlementaire figure parmi les options possibles. Un tel accord nécessiterait des engagements précis sur les priorités à mettre en œuvre.
Les résultats définitifs et les discussions entre partis détermineront les possibilités de coalition. Si aucune majorité ne se dégage, de nouvelles élections pourraient être organisées.




