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Presse Internationale

Législatives en Israël : Qui est Gadi Eisenkot, le rival de Netanyahou ?

Ancien chef d’état-major de l’armée israélienne et issu d’une famille d’origine marocaine, Gadi Eisenkot s’impose comme une figure de l’opposition à Benyamin Netanyahou. Désormais engagé en politique, l’ancien général entend peser sur l’avenir d’Israël, dans un contexte de tensions politiques et de recomposition du paysage partisan.

El Mehdi Lamghari ·
Législatives en Israël : Qui est Gadi Eisenkot, le rival de Netanyahou ?

Ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, Gadi Eisenkot veut battre Benyamin Netanyahou lors des prochaines élections. Fils de Juifs marocains, il se présente comme une figure de changement tout en défendant des positions fermes sur la sécurité et la question palestinienne.

À 66 ans, Gadi Eisenkot mise sur un style sobre et des interventions mesurées. Une posture qui contraste avec la communication de Benyamin Netanyahou, habitué aux déclarations médiatiques et aux réseaux sociaux.

Chef d’état-major de l’armée israélienne entre 2015 et 2019, l’ancien général promet de rassembler une société israélienne profondément divisée. Il affirme aussi vouloir restaurer l’image internationale d’Israël, dégradée par la guerre à Gaza et les violences en Cisjordanie occupée.

Il a notamment condamné les attaques de colons contre des Palestiniens, qualifiant ces actes de « terrorisme juif », et promet de prendre des mesures contre leurs auteurs.

Une ligne dure sur la question palestinienne

Gadi Eisenkot s’est engagé à ne pas autoriser la création d’un État palestinien. Il défend également le maintien du contrôle israélien sur la Cisjordanie.

Il estime que la colonisation dans ce territoire a de la valeur lorsqu’elle sert les intérêts d’Israël et qu’elle est menée conformément à la loi. Cette position semble marquer son opposition aux avant-postes construits sans autorisation israélienne.

À Gaza, l’ancien chef militaire promet de mettre fin au pouvoir du Hamas dans un délai de 18 mois. Il évoque soit la mise en œuvre d’un plan de cessez-le-feu prévoyant le désarmement progressif du mouvement et un transfert du pouvoir, soit le recours à de nouvelles opérations militaires.

Des origines marocaines au cœur de la campagne

Fils de Juifs marocains, Gadi Eisenkot a grandi dans des régions périphériques d’Israël. Ses origines familiales et sociales occupent une place dans sa campagne, alors qu’il cherche à séduire des électeurs issus de différents milieux.

La question des discriminations visant les Juifs originaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord est revenue dans le débat après des propos d’un commentateur proche de Netanyahou à son encontre. La déclaration a été condamnée par des responsables de l’opposition ainsi que par le Premier ministre lui-même.

Eisenkot a également suscité la sympathie d’une partie de l’opinion après la mort de son fils Gal et de deux de ses neveux lors des combats à Gaza.

Service national et protection des libertés

Parmi ses propositions figure la réduction des exemptions de service militaire accordées aux étudiants des écoles religieuses. Il souhaite instaurer un service national universel, militaire ou civil, qui concernerait notamment les juifs ultraorthodoxes et les citoyens arabes.

L’ancien général promet aussi de protéger l’indépendance de la justice, la liberté de la presse et les droits des minorités. Il tente ainsi de rassembler un électorat large, tout en se présentant comme une alternative à Benyamin Netanyahou.

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