Enseignement supérieur en France : L’avenir de Parcoursup en question
L’avenir de Parcoursup, la plateforme française d’admission dans l’enseignement supérieur, fait l’objet de nouvelles discussions. Une proposition de loi visant sa suppression relance le débat sur le système d’orientation universitaire, avec la possibilité d’un remplacement d’ici 2028. À ce stade, aucune décision définitive n’a été prise.

Le gouvernement français prévoit de remplacer Parcoursup en deux étapes, selon une source de l’exécutif citée par l’AFP. Des ajustements seraient apportés dès cette année, avant une transformation plus large lors de l’année scolaire suivante.
Cette réforme intervient dans un contexte de mobilisation lycéenne, marqué par des critiques contre la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur.
Reçues lundi 26 octobre par le Premier ministre Sébastien Lecornu, les créatrices de contenus éducatifs Anna Baldy et Mathilde Fouqué ont évoqué les premières évolutions envisagées. Elles concerneraient la transparence des algorithmes et des critères de sélection utilisés par les établissements, sans bouleverser les procédures pour les élèves actuellement en terminale.
Les deux influenceuses ont également annoncé la création de 15.000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur à la prochaine rentrée. Selon une source de l’exécutif, ces places concerneraient principalement les formations courtes et les filières de santé.
Un plafonnement à 28 élèves par classe dans la moitié des lycées les plus défavorisés et un plan de rénovation des lycées et des universités de 5 milliards d’euros ont aussi été évoqués.
Les bourses étudiantes devraient être indexées sur l’inflation. Cette mesure s’accompagnerait d’une révision du barème pour permettre à certains étudiants ayant perdu leur éligibilité de bénéficier à nouveau d’une aide. Son coût dépasserait 100 millions d’euros, selon l’exécutif.
Les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur doivent préciser ces mesures lors d’une conférence de presse prévue lundi à 17 h 30.




