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Presse Internationale

Alcool : L’OMS mise sur l’IA pour briser les tabous

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé une plateforme intégrant un assistant d’intelligence artificielle pour aider les professionnels de santé à mieux sensibiliser leurs patients aux dangers de l’alcool, notamment aux risques de cancer et de maladies cardiovasculaires.

El Mehdi Lamghari ·
Alcool : L’OMS mise sur l’IA pour briser les tabous

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé, mercredi 14 octobre 2026, le lancement d’une nouvelle plateforme utilisant l’intelligence artificielle (IA) pour renforcer la prévention des risques liés à la consommation d’alcool.

Développé par le bureau européen de l’OMS, cet outil vise à faciliter les échanges entre médecins, infirmiers et patients sur un sujet encore rarement abordé lors des consultations médicales.

Selon l’organisation, seulement 15 % des personnes interrogées dans 14 pays de l’Union européenne savent que l’alcool peut augmenter le risque de cancer du sein. Pourtant, sa consommation est associée à au moins sept types de cancer, ainsi qu’à plusieurs maladies du cœur et du foie.

L’IA pour faciliter le dépistage

La nouvelle plateforme permet aux professionnels de santé d’accéder rapidement à des recommandations scientifiques et à des conseils pratiques pour évaluer les risques liés à l’alcool.

Elle propose notamment un questionnaire de dix questions destiné à identifier les comportements à risque. L’assistant d’intelligence artificielle peut également aider les soignants à préparer leurs échanges avec les patients et à proposer des conseils adaptés.

Renforcer la prévention dans les cabinets médicaux

L’OMS souligne que le manque de temps, une formation parfois insuffisante et la crainte de mettre les patients mal à l’aise empêchent souvent les professionnels de santé d’aborder la consommation d’alcool.

L’organisation rappelle également que l’alcool peut contribuer à plus de 200 maladies et problèmes de santé, dont certains ne sont pas directement associés à sa consommation.

Avec cette initiative, l’OMS souhaite encourager les professionnels de santé à intégrer davantage la prévention dans leurs consultations, afin de détecter les risques plus tôt et de mieux accompagner les patients.

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