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Presse Internationale

« Super El Niño » : Jusqu’à 451.000 décès liés à la chaleur redoutés

El Niño pourrait connaître un épisode exceptionnel cet hiver, avec jusqu’à 451.000 décès supplémentaires liés aux fortes chaleurs projetés dans le monde, selon le Climate Impact Lab.

El Mehdi Lamghari ·
« Super El Niño » : Jusqu’à 451.000 décès liés à la chaleur redoutés

Un épisode exceptionnel d’El Niño pourrait entraîner jusqu’à 451.000 décès supplémentaires liés aux fortes chaleurs entre septembre 2026 et février 2027, selon une estimation du Climate Impact Lab.

Le phénomène El Niño se renforce et pourrait atteindre une intensité exceptionnelle dans les prochains mois.

Selon le Climate Impact Lab, jusqu’à 451.000 décès supplémentaires liés à la chaleur pourraient être enregistrés dans le monde entre septembre 2026 et février 2027.

Ce chiffre constitue une projection et non un bilan de victimes déjà enregistrées. Il correspond à une estimation des décès liés à la chaleur par rapport à une année normale.

El Niño est un phénomène climatique naturel provoqué par le réchauffement anormal des eaux de surface du Pacifique équatorial. Il peut modifier les températures et les précipitations dans plusieurs régions du monde.

Pour l’automne et l’hiver 2026-2027, le Centre de prévision climatique de la NOAA estime à plus de 90 % la probabilité d’un épisode très fort.

L’Afrique particulièrement exposée

Les pays du Sud, notamment en Afrique, pourraient subir une part importante de l’impact.

Le Nigeria pourrait compter environ 31.400 décès supplémentaires liés à la chaleur, devant l’Indonésie avec 19.300 et le Soudan avec 17.600, selon les estimations du Climate Impact Lab rapportées par Reuters.

À l’échelle du Sahel, près de 66.800 décès supplémentaires sont projetés.

L’Inde, le Brésil et plusieurs pays d’Asie du Sud-Est figurent également parmi les zones fortement exposées.

D’autres risques climatiques

Au-delà des fortes chaleurs, un épisode El Niño intense peut favoriser des sécheresses, des incendies, des changements importants dans les précipitations et, dans certaines régions, des inondations.

Face à ces risques, les chercheurs recommandent d’anticiper les épisodes de chaleur extrême grâce à des systèmes d’alerte, des centres de rafraîchissement, un renforcement des services de santé et une meilleure protection des personnes vulnérables.

Le chiffre de 451.000 décès reste donc un scénario projeté. Des mesures de prévention prises en amont pourraient réduire une partie importante de l’impact humain attendu.

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