Deux attaques en 24 heures : L’Allemagne face à une nouvelle vague de sabotage
Deux postes électriques ont été visés mardi en Allemagne par des actes présumés de sabotage. Les autorités enquêtent sur un possible lien entre les deux incidents et examinent notamment les pistes d’une implication étrangère ou d’une action d’extrême gauche.

Les autorités allemandes enquêtent sur deux actes présumés de sabotage ayant visé des postes électriques mardi dans deux régions du pays. Les enquêteurs examinent notamment la piste d’une implication étrangère ou celle de militants d’extrême gauche.
Le premier incident s’est produit près de Jänschwalde, à proximité de la frontière polonaise. Des engins explosifs artisanaux ont été découverts sur un site assurant la distribution d’électricité provenant d’une centrale à charbon. Au moins l’un d’entre eux a explosé, tandis que les autres n’ont pas fonctionné.
Une enquête antiterroriste a été ouverte par la police du Land de Brandebourg. Les investigations portent notamment sur des soupçons de constitution d’une organisation terroriste, de perturbation de services publics et d’utilisation d’explosifs.
Le même jour, un deuxième incident a été signalé à Bergheim, dans l’ouest de l’Allemagne. Des inconnus auraient volontairement provoqué un court-circuit dans un poste électrique exploité par Amprion, en s’attaquant à des câbles aériens.
Deux incidents, une possible piste commune
Aucune des deux attaques n’a provoqué de coupure de courant à grande échelle. Toutefois, le fonctionnement de certaines centrales électriques voisines a été perturbé.
Les autorités allemandes cherchent désormais à déterminer si les deux incidents sont liés. Selon le ministre de l’Intérieur de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Herbert Reul, les enquêteurs examinent notamment deux pistes : un possible sabotage orchestré depuis l’étranger ou une action menée par des militants d’extrême gauche.
Les infrastructures énergétiques allemandes ont été visées à plusieurs reprises ces derniers mois. Certaines attaques ont été revendiquées par des groupes d’extrême gauche, tandis que l’Allemagne affirme également avoir été la cible de tentatives de sabotage qu’elle attribue à la Russie, ce que Moscou dément.
En janvier dernier, un incendie criminel visant une installation électrique avait plongé plus de 100.000 personnes dans le noir à Berlin. L’attaque avait été revendiquée par un groupe d’extrême gauche.
Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier les auteurs des deux incidents survenus mardi et de déterminer si un lien existe entre eux.




