Des pays arabes et européens exercent des pressions diplomatiques sur Israël afin d’éviter une reprise des frappes sur Beyrouth, après les bombardements de mercredi qui ont fait plus de 300 morts, majoritairement des civils.
Jeudi, l’armée israélienne a ordonné l’évacuation de zones densément peuplées du sud de la capitale, incluant des hôpitaux et la route de l’aéroport. Aucune frappe n’avait toutefois été signalée vendredi à la mi-journée.
Selon des sources diplomatiques, ces démarches visent à empêcher une nouvelle escalade, malgré une trêve régionale qui, selon Israël, ne concerne pas le Liban.
Des discussions entre Israël et le Liban sont prévues la semaine prochaine à Washington.
Sur le terrain, la tension reste élevée. L’Organisation mondiale de la santé a appelé à annuler l’ordre d’évacuation, signalant la présence d’environ 450 patients dans les hôpitaux concernés, dont 40 en soins intensifs.
Les autorités de l’hôpital Rafic Hariri ont indiqué avoir reçu des garanties qu’il ne serait pas ciblé, tandis que le ministre libanais des Transports a affirmé que l’aéroport de Beyrouth devrait rester hors cible tant qu’il est utilisé à des fins civiles.
Parallèlement, des frappes israéliennes ont visé plusieurs localités du sud du Liban, alors que le Hezbollah a revendiqué des tirs de roquettes sur le nord d’Israël et des attaques contre des forces israéliennes près de la frontière.





