Les manifestations contre le régime iranien, déclenchées le 28 décembre 2025 pour dénoncer la crise économique, ont fait au moins 648 morts selon l’ONG Iran Human Rights. Environ 10 000 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement, et certaines sources évoquent un bilan encore plus lourd, pouvant atteindre 6 000 morts.
La répression a provoqué une condamnation internationale massive. Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, s’est dit « horrifié » et a appelé à cesser la violence contre les manifestants pacifiques. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé que de nouvelles sanctions ciblant les responsables de la répression seraient rapidement proposées.

Le président américain Donald Trump a menacé de frapper de droits de douane de 25 % tout pays commerçant avec l’Iran et n’a pas exclu l’option militaire. Face à ces menaces, la Chine a prévenu qu’elle défendrait ses intérêts et s’opposait aux sanctions unilatérales.
Par ailleurs, plusieurs pays ont réagi : L’Espagne a convoqué l’ambassadeur iranien pour condamner la répression, tandis que le Qatar a mis en garde contre une escalade qui serait « catastrophique » pour la région.
Dans ce contexte de violence et de coupure d’Internet depuis le 8 janvier, les voix des opposants iraniens, dont Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah, et le réalisateur Jafar Panahi, appellent la communauté internationale à soutenir le peuple iranien dans ses revendications pacifiques.





