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Politique

Universités au Maroc : Un projet d’extension du secteur public

Le Maroc prévoit de porter à 27 le nombre d’universités publiques, dans le cadre de ses efforts visant à renforcer l’offre d’enseignement supérieur. Cette extension du réseau universitaire ambitionne d’améliorer l’accès aux études supérieures, de rapprocher les établissements des étudiants et de répondre aux besoins croissants en formation à travers le Royaume.

El Mehdi Lamghari ·
Universités au Maroc : Un projet d’extension du secteur public

Le Maroc prépare une nouvelle carte universitaire pour passer de 12 à 27 universités publiques. Présentée lundi 26 octobre au Parlement par le ministre de l’Enseignement supérieur, Azzedine El Midaoui, cette réforme vise à réduire les disparités territoriales et à améliorer les conditions d’accueil des étudiants.

Une carte universitaire pour réduire les inégalités territoriales

La moitié des établissements universitaires se concentre actuellement dans huit provinces, tandis que plus de 37 provinces ne disposent d’aucune institution d’enseignement supérieur, a indiqué le ministre.

Le projet prévoit notamment la création d’universités à Dakhla, Laâyoune, Guelmim et Errachidia. L’objectif est de limiter les effectifs à 40.000 étudiants par université, contre une moyenne actuelle proche de 95.000. Cette réorganisation doit aussi anticiper une hausse de 35 % du nombre d’étudiants d’ici 2030.

La première phase, consacrée aux sièges des présidences des nouvelles universités et à leurs moyens de fonctionnement, représente un investissement estimé à 200 millions de dirhams. Le Conseil supérieur de l’éducation a rendu un avis favorable, assorti d’observations sur le coût et la gouvernance.

66 établissements créés et 50 autres prévus d’ici 2030

Azzedine El Midaoui a annoncé la création de 66 établissements universitaires : 46 issus de la division de grandes structures et 20 de nouvelle génération. Dix-sept autres sont en cours de finalisation administrative.

Cette réorganisation concerne notamment les facultés de droit, d’économie, de lettres et les facultés pluridisciplinaires. Elle vise à réduire la surcharge et à améliorer l’encadrement pédagogique. Des établissements ont déjà été implantés à Taourirt, Taroudant, Tiznit et Taounate.

Cinquante établissements supplémentaires de nouvelle génération sont programmés d’ici 2030, pour un coût estimé à deux milliards de dirhams.

Des formations adaptées aux besoins des régions

Les nouvelles structures proposeront des formations dans les disciplines classiques, mais aussi en cybersécurité, en gestion de l’eau et en énergies vertes. L’offre doit mieux répondre aux besoins économiques des régions et aux perspectives d’emploi.

En rapprochant les établissements des étudiants, le ministère entend également réduire les frais de transport et de logement, tout en facilitant l’accès des jeunes ruraux à l’enseignement supérieur.

Une nouvelle gouvernance pour les universités

Le chantier comprend enfin une réforme de la gouvernance, avec la préparation de nouveaux textes concernant plusieurs organismes du secteur.

Des conseils d’administrateurs doivent être créés pour suivre les stratégies des universités, évaluer les performances de leurs présidents et assurer la continuité des politiques engagées lors des changements de responsables.

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