ONU : Bourita met en avant le potentiel de l’Afrique
Devant l’Assemblée générale de l’ONU, Nasser Bourita a souligné le potentiel économique et humain de l’Afrique et plaidé pour une plus grande place du continent dans les décisions internationales.

L’Afrique ne doit pas être réduite aux conflits et aux difficultés auxquels elle est confrontée. Le continent dispose au contraire d’importants atouts et d’un fort potentiel d’innovation et de développement, a affirmé mardi soir le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.
Intervenant au nom du Maroc lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU**, le ministre a rappelé la vision portée par le Roi Mohammed VI, résumée par la formule : « L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique ».
Nasser Bourita a toutefois relevé l’écart entre les engagements pris par la communauté internationale en faveur de l’Afrique et leur mise en œuvre concrète sur le terrain.
Le Maroc plaide pour une réforme de l’ONU
Le ministre a réaffirmé la position du Maroc en faveur d’une réforme globale de l’Organisation des Nations Unies, notamment de son Conseil de sécurité.
Cette réforme doit, selon lui, permettre de mieux adapter les institutions internationales aux évolutions géopolitiques et de renforcer la représentation de l’Afrique dans les processus de décision internationaux.
Bourita a souligné que le Maroc considère l’Afrique comme un acteur capable de participer pleinement à la définition des réponses aux défis qui concernent le continent et la communauté internationale.
Des initiatives marocaines en Afrique
Le ministre a également mis en avant plusieurs initiatives portées par le Maroc en faveur de l’intégration africaine.
Il a notamment cité l’initiative visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique, l’Initiative des États africains de l’Atlantique ainsi que le projet de Gazoduc Afrique Atlantique.
Le Maroc accompagne également cette vision à travers des investissements dans les infrastructures régionales et des projets dans plusieurs secteurs, notamment la sécurité alimentaire, la production d’engrais, les énergies renouvelables, la gestion de l’eau et la santé.
La formation des compétences africaines constitue également, selon Bourita, un axe important de cette coopération, avec l’objectif de contribuer à la construction d’un avenir commun et au développement du continent.




