Sebta et Melilla : Un document officiel marocain de 2009 refait surface
Alors que les relations entre Rabat et Madrid sont de nouveau marquées par le débat autour de Sebta et Melilla, un document officiel marocain publié en 2009 rappelle la position du Royaume sur les deux présides et plusieurs îles sous contrôle espagnol.

Alors que le dossier de Sebta et Melilla revient dans les échanges entre Rabat et Madrid, un document officiel publié au Bulletin officiel marocain en 2009 rappelle la position du Royaume sur les deux présides et plusieurs îles sous contrôle espagnol.
Un document officiel marocain datant de 2009 revient au premier plan dans le débat autour de Sebta et Melilla. Publié au Bulletin officiel du Royaume du Maroc n°5714, le 5 mars 2009, il accompagnait la publication de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
Le texte contient une déclaration claire du gouvernement marocain concernant Sebta, Melilla, l’île d’Al Hoceima, le rocher de Vélez de la Gomera et les îles Jaafarines.
Il y est notamment indiqué que ces territoires sont considérés par le Maroc comme marocains et que le Royaume maintient sa revendication concernant leur récupération.
Une position officiellement inscrite depuis 2009
La déclaration figure dans le dahir n°1.04.134 du 23 mai 2008, portant publication de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, signée à Montego Bay.
Le document précise également que la ratification de cette convention ne constitue pas une reconnaissance de l’occupation des territoires concernés par l’Espagne.
Le Maroc y formule aussi plusieurs réserves concernant l’interprétation et l’application de certaines dispositions de la convention, notamment celles relatives au règlement des différends.
Sebta et Melilla au cœur des tensions récentes
La réapparition de ce document intervient dans un contexte marqué par de nouvelles déclarations marocaines et espagnoles sur le statut des deux présides.
En août dernier, le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, avait réaffirmé l’attachement du Maroc à ses droits historiques et géographiques concernant Sebta et Melilla. Il avait également évoqué une politique de « long souffle » dans les relations avec Madrid.
De son côté, le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, avait évoqué l’histoire de Sebta et de ses savants lors d’une allocution à l’occasion du Mawlid, faisant notamment référence à la « libération de l’ensemble des présides ».
Madrid maintient sa position
Ces déclarations ont suscité des réactions en Espagne.
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a indiqué que Madrid avait convoqué l’ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, le 21 août dernier.
Le chef du gouvernement espagnol a réaffirmé que Sebta et Melilla sont espagnoles. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a pour sa part assuré que leur souveraineté ne faisait l’objet d’aucune négociation avec Rabat.
Un document ancien remis dans l’actualité
Le document de 2009 ne constitue pas une nouvelle prise de position du Maroc. Il rappelle une position officielle déjà inscrite dans un texte publié au Bulletin officiel il y a plus de 17 ans.
Son intérêt actuel réside surtout dans le contexte diplomatique entre Rabat et Madrid, alors que la question de Sebta et Melilla revient régulièrement dans le débat.
Cette archive permet ainsi de rappeler que la revendication marocaine concernant les deux présides et les territoires mentionnés est officiellement documentée depuis 2009.




