vendredi 4 septembre 2026    Marrakech
Politique

Législatives 2026 : Les femmes au cœur de la bataille politique

À l’approche des législatives du 23 septembre, la participation et la représentation des femmes s’imposent comme un enjeu majeur dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra.

El Mehdi Lamghari ·
Législatives 2026 : Les femmes au cœur de la bataille politique

À l’approche des élections législatives du 23 septembre, la participation des femmes à la vie politique s’impose comme un enjeu majeur dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra.

La région se distingue par une forte mobilisation électorale. Lors des dernières élections, le taux de participation y avait dépassé 66 %, selon les données citées par la militante des droits de l’Homme Rabab Eddah. Un niveau qui témoigne, selon elle, de l’implication importante des populations locales dans le processus électoral.

Cette mobilisation pose toutefois un autre défi : renforcer la présence des femmes dans les institutions élues et leur permettre d’accéder davantage aux postes de décision.

Des mécanismes pour renforcer la représentation féminine

Plusieurs mesures juridiques et institutionnelles ont été mises en place au Maroc pour favoriser la participation politique des femmes. Parmi elles figurent les dispositifs destinés à encourager leur candidature ainsi que le Fonds d’appui pour la promotion de la représentativité des femmes.

Pour Rabab Eddah, les prochaines législatives constituent une occasion d’évaluer les progrès réalisés en matière de participation électorale et de représentation féminine.

Elle estime que les taux élevés de participation enregistrés dans les provinces du Sud doivent désormais s’accompagner d’une présence accrue de femmes capables de contribuer aux décisions politiques et à l’évolution du paysage institutionnel.

La militante souligne également les avancées réalisées par le Maroc ces dernières années en matière d’autonomisation des femmes, notamment à travers les réformes juridiques et les mesures favorisant leur accès aux responsabilités.

Elle appelle ainsi à franchir une nouvelle étape : passer d’une présence des femmes sur les listes électorales à une participation effective dans les instances de décision.

La formation, un levier essentiel

De son côté, Leila Adaaiche, experte en autonomisation économique et en communication, insiste sur l’importance de renforcer les compétences des femmes dans les domaines politique et électoral.

Elle rappelle que le Fonds d’appui pour la promotion de la représentativité des femmes a permis d’accompagner plusieurs associations dans la formation et le renforcement des capacités des femmes souhaitant s’engager dans la vie politique.

Selon elle, cette participation constitue un élément essentiel dans la construction d’une société démocratique.

Des obstacles encore présents

Malgré les avancées enregistrées, plusieurs difficultés persistent. Leila Adaaiche cite notamment le soutien encore limité de certains partis politiques aux candidatures féminines, le manque de ressources financières ainsi que certains obstacles culturels et sociaux.

Pour y remédier, elle appelle à une mobilisation de l’ensemble des acteurs afin de renforcer la formation et l’autonomisation des femmes, mais aussi de favoriser leur intégration dans les structures dirigeantes des partis politiques.

À quelques semaines des législatives, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra apparaît ainsi comme un terrain important pour mesurer les progrès de la participation politique des femmes et leur accès effectif aux responsabilités.

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