À l’approche de la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, le Royaume engage un vaste programme d’investissement pour renforcer son secteur touristique.
Un budget de 3,5 milliards d’euros est mobilisé afin d’augmenter de manière significative la capacité d’hébergement.
Ce plan prévoit la création de près de 25.000 chambres supplémentaires à travers environ 700 projets hôteliers. L’objectif est double : répondre à l’afflux attendu de visiteurs pendant la compétition et structurer durablement l’offre touristique nationale.
Six villes au cœur du dispositif
Six villes marocaines accueilleront le Mondial 2030 : Casablanca, Agadir, Fès, Marrakech, Rabat et Tanger.
Ces destinations devront renforcer leurs capacités d’accueil et améliorer la qualité des services proposés afin de répondre aux standards internationaux.
Selon Imad Barrakad, directeur de la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), près de 75 % des investissements seront concentrés dans les grandes villes et portés principalement par des acteurs nationaux.
Une dynamique déjà bien engagée
Le Maroc figure déjà parmi les marchés touristiques les plus dynamiques du continent. D’après le rapport Hotel Chain Development Pipelines in Africa 2026, le Royaume compte actuellement 75 hôtels en cours de développement, ce qui le place au deuxième rang africain, derrière l’Égypte.
Des villes comme Marrakech, Casablanca et Tanger concentrent l’essentiel des projets et attirent les grandes chaînes hôtelières internationales. Cette attractivité s’explique notamment par la stabilité du marché marocain et son fort potentiel de croissance.
Au-delà du nombre d’établissements, c’est aussi la qualité de l’offre qui évolue, avec une montée en gamme progressive et une diversification des concepts d’hébergement.
Des performances touristiques record
En 2025, le Maroc a accueilli près de 20 millions de visiteurs, soit une hausse de 14 % sur un an.
Les recettes touristiques ont, elles aussi, progressé de 16 %, atteignant des niveaux historiques.
À l’échelle africaine, le Maroc et l’Égypte concentrent à eux seuls plus de 45 % des chambres hôtelières en construction, confirmant le rôle stratégique de l’Afrique du Nord dans le paysage touristique continental.
Autre indicateur fort : environ 65 % des projets hôteliers en cours sont déjà en phase de construction, un taux supérieur à celui observé dans plusieurs autres pays africains.
Des infrastructures sportives en parallèle
En parallèle du développement hôtelier, le Maroc poursuit ses investissements dans les infrastructures sportives.
Le projet du Grand Stade Hassan II, d’une capacité de 115.000 places, illustre cette ambition. Cette enceinte pourrait accueillir la finale du Mondial 2030.
Une stratégie au-delà de l’événement
Au-delà de la Coupe du monde, ces investissements traduisent une volonté claire : transformer durablement le modèle touristique marocain.
Le Royaume mise désormais sur une offre plus qualitative, plus compétitive et davantage alignée sur les standards internationaux.
Porté par des investissements massifs et une dynamique déjà bien installée, le Maroc confirme ainsi son ambition de s’imposer comme une destination touristique majeure à l’échelle africaine et internationale.





