Le marché de l’or au Maroc connaît un ralentissement ces dernières semaines, marqué par une forte volatilité des prix, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient.
Selon des professionnels du secteur, la demande pour le métal précieux a diminué, notamment en raison de la coïncidence entre la période de guerre et le mois de Ramadan. Les dépenses des ménages se sont davantage orientées vers la consommation courante, réduisant ainsi l’intérêt pour l’achat d’or.
Parallèlement, la production a également reculé en raison de la réduction des horaires de travail dans les ateliers et les unités de fabrication, entraînant un ralentissement de l’activité globale.
Au niveau international, les prix de l’or ont enregistré une baisse depuis le début du conflit, avant de connaître de nouvelles fluctuations. Cette instabilité s’explique par les incertitudes géopolitiques et les choix des investisseurs, qui se tournent de plus en plus vers le secteur de l’énergie, jugé plus rentable dans le contexte actuel.
Malgré son statut de valeur refuge, l’or subit aussi l’impact de taux d’intérêt élevés, ce qui réduit son attractivité.
Sur le marché national, un écart de prix persiste avec le marché international, en raison notamment de l’intervention d’intermédiaires, empêchant les consommateurs de bénéficier rapidement des baisses enregistrées à l’étranger.
Enfin, les professionnels s’attendent à une reprise progressive de l’activité après les vacances de l’Aïd, avec un retour à une situation plus stable dans les semaines à venir.




