Le Maroc a amélioré son classement mondial en matière de tarifs d’électricité pour les ménages, se hissant à la 60ᵉ place selon les données du site GlobalPetrolPrices.com, contre la 67ᵉ position auparavant.
Cette évolution reflète une politique énergétique visant à maintenir des prix relativement accessibles tout en évitant les subventions massives ou une fiscalité énergétique élevée. Ce positionnement permet au Royaume de préserver l’équilibre entre accessibilité de l’énergie pour les ménages et compétitivité pour les secteurs industriels.
Selon les données publiées, le coût moyen de l’électricité pour les ménages marocains est estimé à 0,129 dollar par kilowattheure (kWh), un niveau inférieur à la moyenne mondiale qui s’établit à 0,188 dollar.
Pour les entreprises, le tarif moyen atteint 0,118 dollar par kWh, alors que la moyenne mondiale est de 0,212 dollar. Cette différence représente un avantage pour les industries, notamment celles qui consomment beaucoup d’électricité et qui sont orientées vers l’export.
Ces tarifs relativement compétitifs contribuent à renforcer l’attractivité du Maroc pour les investissements et à soutenir l’activité économique.
Une stratégie tournée vers les énergies renouvelables
La politique énergétique du Maroc repose également sur des investissements importants dans les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux combustibles fossiles et de stabiliser les coûts à long terme.
Dans ce cadre, l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) prévoit d’investir environ 177 milliards de dirhams dans le secteur électrique d’ici 2030.
Ce programme vise à ajouter près de 15.000 mégawatts de nouvelles capacités de production, dont environ 12,5 gigawatts provenant des énergies renouvelables.
À l’échelle mondiale, les prix de l’électricité varient fortement d’un pays à l’autre. Certains États proposent des tarifs très bas grâce à d’importantes ressources énergétiques ou à des subventions publiques, tandis que d’autres appliquent des prix plus élevés en raison des coûts liés à la transition énergétique.
Dans ce contexte, le Maroc adopte une approche intermédiaire qui cherche à garantir la stabilité des prix tout en soutenant la compétitivité économique et la transition énergétique.





