Les principales organisations syndicales des pharmaciens ont annoncé le lancement de grèves nationales successives pour protester contre la recommandation du Conseil de la concurrence préconisant l’ouverture du capital des officines.
Dans un communiqué commun, les représentants de la profession expriment leur ferme opposition à cette mesure, qu’ils considèrent comme une menace directe pour l’équilibre du secteur.
Selon eux, permettre à des investisseurs ou à de grandes entreprises d’entrer dans le capital des pharmacies risquerait de transformer ces établissements en structures purement commerciales.
Les syndicats défendent le modèle actuel, fondé sur la responsabilité personnelle du pharmacien, qu’ils estiment essentiel pour garantir l’indépendance du conseil et la neutralité dans la dispensation des médicaments.
Ils craignent qu’une logique de rentabilité financière ne prenne le pas sur la mission de santé publique, avec des conséquences directes sur la qualité du service rendu aux patients.
Autre point d’inquiétude : L’impact territorial. Les organisations professionnelles redoutent une concentration des officines dans les grands centres urbains, au détriment des zones rurales et enclavées, ce qui pourrait accentuer les inégalités d’accès aux soins.
Les syndicats annoncent des grèves nationales successives, dont la durée pourrait être progressivement allongée. La date du premier arrêt de travail sera communiquée prochainement.





