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Economie

PLF 2027 : L’emploi des jeunes et la souveraineté au cœur des priorités

Le projet de loi de finances (PLF) 2027 place l’emploi des jeunes et le renforcement de la souveraineté nationale parmi les principales priorités du gouvernement marocain. À travers ses orientations budgétaires, l’exécutif entend favoriser l’insertion professionnelle, soutenir le développement économique et renforcer les capacités du Royaume dans les secteurs stratégiques.

El Mehdi Lamghari ·
PLF 2027 : L’emploi des jeunes et la souveraineté au cœur des priorités

Le projet de loi de finances 2027 met davantage l’accent sur la souveraineté, l’emploi des jeunes et l’accès aux services publics. C’est ce qui ressort d’une étude du Centre africain des études stratégiques et de la digitalisation (CAESD), qui souligne toutefois un écart entre les priorités affichées et leur traduction dans les programmes.

Pour examiner l’évolution des priorités gouvernementales, le CAESD a analysé plus de 200.000 mots issus des documents accompagnant les projets de loi de finances de 2026 et de 2027.

La souveraineté gagne du terrain

La souveraineté occupe une place nettement plus importante dans les textes. Le terme apparaît 5,8 fois pour 10.000 mots dans les documents de 2027, contre 0,7 auparavant.

Cette notion concerne notamment la maîtrise des ressources en eau, de l’énergie, de l’alimentation et du numérique. Elle englobe également les semences nationales, les vaccins vétérinaires et le cloud national.

L’emploi des jeunes parmi les priorités

L’emploi des jeunes et la formation gagnent également du terrain. Selon l’étude, les références à ces sujets ont presque doublé par rapport à l’année précédente.

Les documents insistent davantage sur les parcours d’insertion, l’alternance professionnelle et le travail décent. Pour les auteurs, cette évolution suggère une volonté de mieux relier la formation aux possibilités d’emploi.

Des services publics plus accessibles

Le discours accorde aussi plus de place aux services rendus aux citoyens. Les termes associés aux travaux et à la construction reculent de plus de moitié, tandis que le mot « accès » est utilisé 2,6 fois plus souvent.

L’accent porte ainsi davantage sur le fonctionnement des équipements et leur accessibilité, notamment dans les transports et les services de proximité. La propreté, la mobilité urbaine, les gares routières et les taxis figurent parmi les sujets évoqués.

Le pouvoir d’achat moins présent dans les programmes

L’analyse relève cependant un décalage concernant le pouvoir d’achat. Très présent dans l’introduction du PLF, ce thème est moins développé dans les programmes sectoriels.

Les mesures identifiées concernent principalement les prix, les circuits de distribution, le fonctionnement des marchés et la révision de l’impôt sur le revenu. Les dispositifs de soutien direct apparaissent moins nettement dans ces programmes, selon le Centre.

Des ambitions face aux contraintes budgétaires

Ces orientations devront composer avec les contraintes budgétaires. Le gouvernement table sur une croissance de 3,7 %, un déficit limité à 3 % du produit intérieur brut et un investissement public global de 400 milliards de dirhams. Il vise également un endettement ramené à environ 62 % à l’horizon 2031.

Pour le CAESD, le principal enjeu reste la mise en œuvre : la place croissante de ces thèmes dans les textes devra se traduire par des programmes financés et des résultats mesurables pour les citoyens.

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