Télétravail au Maroc : Vers un nouveau cadre légal en 2027
Le Maroc prépare une réforme du Code du travail prévue en 2027 afin de mieux encadrer le télétravail et de l’adapter aux nouvelles formes d’organisation professionnelle. Cette initiative vise à clarifier les droits et obligations des employeurs et des salariés, tout en accompagnant l’évolution des pratiques de travail. Le projet reste soumis aux procédures législatives nécessaires avant son éventuelle entrée en vigueur.

Le gouvernement prévoit d’engager une révision du Code du travail pour encadrer le télétravail, le travail à temps partiel et les activités exercées via les plateformes numériques. Annoncée dans la note de présentation du PLF 2027, cette réforme vise à renforcer la protection des travailleurs et la qualité de l’emploi.
Le développement du travail à distance et des plateformes numériques fait émerger de nouveaux besoins en matière de protection sociale et de relations contractuelles.
La révision annoncée doit permettre de mieux encadrer ces activités et de garantir des conditions de travail décentes, notamment pour les jeunes qui y ont recours.
L’exécutif envisage une « Charte du travail décent » pour les entreprises bénéficiant d’un soutien public à l’emploi. Elles seraient tenues de fournir un contrat déclaré et une couverture sociale dès le premier jour d’activité.
Le respect des horaires légaux et des règles de santé et de sécurité ferait également partie des exigences. Les entreprises seraient aussi invitées à contribuer, lorsque cela est nécessaire, à la recherche de solutions aux difficultés de transport ou de logement des salariés.
Un label « Employeur exemplaire » est prévu pour distinguer les entreprises offrant de bonnes conditions professionnelles. Il pourrait leur donner un accès préférentiel aux marchés publics et aux mécanismes de soutien public.
L’évaluation des programmes d’emploi devrait également évoluer : elle prendrait en compte le nombre de postes créés, mais aussi leur stabilité et les conditions de travail proposées.
La note revient sur les hausses de salaires enregistrées entre 2021 et 2026. Selon les données présentées, le salaire minimum dans la fonction publique a progressé de 34 % et le salaire moyen de 30 %. Dans le secteur privé, le SMIG a augmenté de 21 %, contre 27 % pour le SMAG.
Le document mentionne également les mesures fiscales concernant les pensions de retraite ainsi que le recul du travail des enfants. En 2025, environ 103.000 enfants étaient concernés, soit une baisse de 58,3 % par rapport à 2017.




