Meknès : Le prix des tomates en hausse
Le prix des tomates connaît une hausse à Meknès, atteignant 11 dirhams le kilogramme sur les marchés locaux. Cette augmentation du prix de ce produit de grande consommation suscite des préoccupations quant à son impact sur le budget des ménages.

Les prix de la tomate enregistrent une hausse sur les marchés marocains. À Meknès, le kilogramme de bonne qualité atteint entre 10 et 11 dirhams chez certains détaillants, dans un contexte de baisse de l’offre et de hausse des coûts agricoles.
Au marché de gros de Meknès, les tomates de bonne qualité peuvent atteindre 8 dirhams le kilogramme. Au détail, les tarifs grimpent jusqu’à 11 dirhams, avec des écarts selon la qualité des produits et les points de vente.
Cette hausse s’explique notamment par une période de transition entre les récoltes. La production touche à sa fin dans les Doukkala, tandis que la maturation des tomates dans le Souss accuse un retard. Les quantités disponibles diminuent ainsi face à une demande soutenue.
Les frais de transport, les pertes de marchandises et les marges commerciales contribuent également à l’écart entre les prix de gros et ceux payés par les consommateurs.
Des prix variables selon la qualité
Toutes les catégories de tomates ne sont pas vendues au même prix. Sur les marchés de gros, les tarifs peuvent aller de 3 dirhams le kilogramme pour les produits de qualité inférieure à 10 dirhams pour les meilleures catégories.
La tension actuelle sur les prix serait principalement liée au manque de marchandises. Cette disponibilité limitée touche aussi bien l’approvisionnement du marché national que les produits destinés à l’exportation.
Une production fragilisée par la hausse des coûts
La filière fait également face à l’augmentation des dépenses liées aux intrants agricoles, aux engrais et à la main-d’œuvre. La propagation d’un virus affectant les plants de tomates pèse aussi sur les rendements.
Ces difficultés réduisent la rentabilité des exploitations et pourraient conduire certains agriculteurs à diminuer leurs surfaces cultivées ou à abandonner cette culture, accentuant ainsi la baisse de l’offre.
L’arrivée de nouvelles récoltes sera déterminante pour améliorer l’approvisionnement des marchés et atténuer les tensions sur les prix.




