jeudi 29 octobre 2026☼ —    Marrakech

Eau potable : Le Maroc mise sur le dessalement à l’horizon 2031

Le Maroc ambitionne de couvrir 60 % de ses besoins en eau potable grâce au dessalement de l’eau de mer d’ici 2031. Cet objectif s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la sécurité hydrique du Royaume, à diversifier les sources d’approvisionnement et à faire face aux effets des sécheresses récurrentes et du stress hydrique.

El Mehdi Lamghari ·
Eau potable : Le Maroc mise sur le dessalement à l’horizon 2031

Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit d’accélérer les projets de dessalement au Maroc. L’objectif est d’atteindre une production de 1,8 milliard de mètres cubes à l’horizon 2031, permettant de couvrir près de 60 % des besoins nationaux en eau potable.

Dès 2027, plusieurs infrastructures doivent franchir une nouvelle étape : la mise en service de la station de Dakhla, l’extension de celle de Safi pour alimenter Marrakech et le lancement de la première tranche de la station du Grand Casablanca.

De nouvelles stations alimentées par des énergies renouvelables sont également programmées dans l’Oriental, le Souss-Massa, à Tanger, à Guelmim-Tan-Tan et à Rabat. Leur mise en exploitation est prévue entre 2029 et 2030.

En parallèle, le gouvernement prévoit de poursuivre la construction de 14 grands barrages et les programmes de petits barrages et de barrages collinaires. La capacité nationale de stockage doit dépasser 24 milliards de mètres cubes à fin 2027.

Les projets de transfert d’eau entre bassins se poursuivront également, sous réserve de leur faisabilité et du respect des équilibres hydriques. Une interconnexion entre les bassins du Sebou, du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia est notamment en préparation.

La réduction des pertes constitue un autre volet du programme. Le gouvernement vise un rendement des réseaux d’eau potable d’environ 78 % en 2027, tout en prévoyant la réhabilitation des canaux d’irrigation et le développement de l’irrigation localisée.

La réutilisation des eaux usées traitées doit aussi être renforcée pour l’arrosage des espaces verts et des golfs. Le programme comprend enfin une meilleure surveillance de la qualité de l’eau, la prévention des inondations et un contrôle accru des prélèvements dans les nappes souterraines.

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