mercredi 21 octobre 2026☼ —    Marrakech
Economie

Viande rouge au Maroc : Les prix sous pression

Les importateurs marocains de bovins destinés à l’abattage rencontrent des difficultés après l’épuisement du quota de 300.000 têtes bénéficiant d’une exonération des droits d’importation. Les professionnels du secteur attendent une décision du gouvernement pour prolonger cette mesure, dans un contexte marqué par une hausse des prix de la viande rouge.

El Mehdi Lamghari ·
Viande rouge au Maroc : Les prix sous pression

Plusieurs importateurs font actuellement face à des difficultés pour honorer leurs engagements commerciaux auprès de fournisseurs étrangers, notamment au Brésil. L’épuisement du quota exonéré complique la finalisation de certains contrats et ralentit l’arrivée de nouveaux bovins sur le marché national.

Cette situation serait notamment liée à l’attribution de quotas importants à certains grands importateurs, alors que les animaux concernés n’auraient pas encore été introduits sur le territoire marocain.

Cette répartition suscite des inquiétudes parmi les professionnels, qui dénoncent une concentration des quotas limitant les possibilités d’importation pour les autres opérateurs du secteur.

Les professionnels appellent à une intervention du gouvernement

Face à ces difficultés, les importateurs appellent le gouvernement et le ministère de l’Agriculture à intervenir rapidement afin de prolonger l’exonération des droits d’importation et de faciliter l’approvisionnement du marché national en bovins destinés à l’abattage.

Les professionnels estiment qu’une nouvelle décision permettrait de débloquer plusieurs opérations commerciales et de renforcer l’offre de viande rouge sur le marché marocain.

Une hausse des prix de la viande rouge

Ces tensions interviennent alors que les prix de la viande rouge enregistrent une nouvelle augmentation. Les prix de gros dans les principaux abattoirs auraient récemment progressé de 3 dirhams par kilogramme.

Les professionnels établissent un lien entre cette hausse et le ralentissement des importations, qui contribue à réduire le nombre de bovins disponibles pour l’abattage.

Ils mettent également en garde contre de nouvelles augmentations des prix si la situation actuelle persiste et si aucune mesure n’est prise pour renforcer l’approvisionnement du marché.

Une décision attendue pour stabiliser le marché

La prolongation de l’exonération des droits d’importation apparaît ainsi comme une mesure attendue par les opérateurs pour relancer les importations et assurer un approvisionnement régulier.

L’objectif est de renforcer la disponibilité des bovins destinés à l’abattage et de limiter les tensions sur les prix de la viande rouge au Maroc.

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