Catastrophes naturelles : La Banque mondiale alerte sur les risques au Maroc
Les catastrophes naturelles représentent un risque économique majeur pour le Maroc. Selon une évaluation de la Banque mondiale publiée en 2016, les pertes annuelles moyennes sont estimées à 7,8 milliards de dirhams, principalement en raison des inondations et des séismes.

Le Maroc fait face à des risques naturels importants qui menacent les populations, les infrastructures et l'économie nationale. D'après un rapport de la Banque mondiale publié en mars 2016, les catastrophes naturelles pourraient entraîner des pertes économiques annuelles moyennes d'au moins 7,8 milliards de dirhams.
Les inondations représentent à elles seules près de 60 % des dommages estimés. Entre 2000 et 2013, le Royaume a enregistré treize inondations majeures, causant 263 décès et plus de 427 millions de dollars de dégâts matériels directs.
Les séismes constituent également une menace importante, notamment dans certaines régions du nord du pays. Le rapport rappelle les conséquences des tremblements de terre d'Agadir en 1960 et d'Al Hoceïma en 2004, qui ont provoqué de lourdes pertes humaines et économiques.
À ces risques s'ajoutent les effets du changement climatique, notamment la hausse des températures, la sécheresse, l'érosion côtière et la montée du niveau de la mer. L'urbanisation croissante des zones exposées accentue également la vulnérabilité des populations et des infrastructures.
La Banque mondiale souligne par ailleurs que les ménages les plus modestes sont particulièrement touchés, en raison de la fragilité de leurs logements et de leur accès limité aux assurances et aux moyens de financement.
Face à cette situation, le Maroc a engagé plusieurs programmes de prévention et de gestion des risques, avec l'appui de la Banque mondiale. Ces initiatives visent à renforcer la protection des populations, améliorer l'évaluation des zones menacées et limiter les conséquences économiques des catastrophes.
L'institution insiste ainsi sur la nécessité de privilégier l'anticipation et la prévention plutôt que les seules interventions d'urgence après les catastrophes.




