Fès : Les derviches d’Alep marquent la clôture du festival
Le festival de Fès s’est clôturé sur une note spirituelle et artistique, portée par les chants soufis et les prestations des derviches d’Alep. Cette soirée de clôture a mis à l’honneur la richesse des traditions musicales et spirituelles, offrant au public un moment de partage autour du patrimoine culturel soufi.

Le Festival de Fès de la culture soufie a clôturé sa 18e édition, samedi à Bab El Makina, par un spectacle réunissant artistes marocains et syriens. Chants mystiques, samaa arabo-andalou et danse des derviches ont rythmé cette dernière soirée.
Wasim Arslan, Anas Al Attar et Noureddine Tahiri ont partagé la scène avec les Derviches d’Alep. Leur prestation s’articulait autour des « khamriyat », des poèmes soufis dans lesquels l’ivresse symbolise l’amour du Divin et l’abandon de soi dans l’expérience spirituelle.
Le chanteur syrien Wasim Arslan, installé à Amsterdam, a fait découvrir les sonorités du patrimoine musical d’Alep. Présent pour la première fois au Maroc, il a salué la richesse du dialogue entre les traditions spirituelles marocaines et syriennes.
À ses côtés, Noureddine Tahiri a porté l’héritage du madih et du samaa de Fès. L’artiste œuvre depuis plusieurs décennies à la préservation et à la transmission de ce répertoire, nourri par les traditions des zaouïas et de la musique arabo-andalouse.
Anas Al Attar et les Derviches d’Alep ont complété le spectacle par une prestation mêlant chant et mouvement. Le tournoiement des danseurs accompagnait les voix et les instruments dans une expression de méditation et de quête intérieure.
Cette soirée a conclu une semaine de concerts, de rituels soufis, d’ateliers et de tables rondes autour du thème « La poésie mystique, élixir de guérison ».
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette édition entendait mettre en valeur le patrimoine soufi de Fès et favoriser les échanges entre différentes traditions artistiques et spirituelles.




