Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a vivement critiqué la position de certains pays européens face à la crise migratoire à Sebta, les accusant d’adopter des attitudes « égoïstes, polarisées et contraires au droit ».
Dans une lettre adressée aux dirigeants de l’Union européenne, Pedro Sánchez a demandé la tenue urgente d’une réunion des ministres de l’Intérieur afin de coordonner une réponse commune à la crise.
Le responsable espagnol a notamment dénoncé les appels à suspendre l’Espagne de l’espace Schengen. Selon lui, ces demandes sont juridiquement infondées, d’autant plus que Sebta ne fait pas partie de cet espace.
Cette réaction intervient après la décision de l’Italie de suspendre sa coopération avec l’Espagne dans le cadre de Schengen. Le Danemark et la Finlande ont également demandé l’examen de mesures similaires, à la suite de l’arrivée d’environ 50 000 migrants à Sebta en quelques jours.
Pedro Sánchez a assuré que les autorités espagnoles avaient repris le contrôle de la frontière en moins de 48 heures. Il a affirmé que la quasi-totalité des migrants entrés irrégulièrement avaient été renvoyés au Maroc, en coordination avec les autorités marocaines.
De leur côté, plusieurs pays européens réclament un renforcement des contrôles aux frontières et un durcissement de la politique migratoire. Ils estiment que le programme espagnol de régularisation pourrait encourager de nouvelles arrivées.
Le gouvernement espagnol rejette cette accusation et appelle les États membres à faire preuve de solidarité. Pedro Sánchez rappelle que la protection des frontières extérieures de l’Union européenne constitue une responsabilité collective.





