Plusieurs partis politiques ont réagi aux récents événements liés à l’afflux de migrants vers Sebta occupée.
Fatima-Zahra Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a exprimé son inquiétude face à la situation. Elle a indiqué que le parti avait tenu une réunion extraordinaire afin d’examiner ces événements, qu’elle considère comme complexes et difficiles à expliquer par une seule cause.
La responsable politique a appelé à l’ouverture d’un dialogue national consacré aux difficultés rencontrées par les jeunes, notamment la perte de confiance, les problèmes liés à l’éducation, à la formation et à la citoyenneté.
Elle a également condamné les incendies et les actes de violence enregistrés durant les derniers jours, tout en exprimant son soutien aux forces de sécurité et à la Gendarmerie royale.
Selon elle, il est nécessaire d’écouter les jeunes, de mieux comprendre leurs préoccupations et de trouver des solutions permettant de préserver leur dignité. Elle a également estimé que le rythme des réformes devait être accéléré malgré les progrès réalisés dans plusieurs secteurs.
De son côté, Jamal El Assri, secrétaire général du Parti socialiste unifié (PSU), a vivement critiqué le silence du gouvernement et des médias publics concernant les événements de Fnideq.
Il a évoqué plus de 40 000 tentatives de migration irrégulière et a accusé l’exécutif d’être déconnecté des préoccupations des citoyens, malgré les informations disponibles sur les mouvements de jeunes vers le nord du pays.
Le responsable du PSU a tenu le gouvernement pour responsable de la situation sociale de la jeunesse. Il a estimé que ces événements traduisaient un rejet des politiques gouvernementales et a appelé les responsables à rendre des comptes.





