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Pression migratoire: Sebta confrontée à une vague sans précédent

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La ville de Sebta fait face à une forte hausse des tentatives de migration irrégulière depuis le littoral nord du Maroc, notamment entre Fnideq et l’enclave occupée.

Face à cette situation, les autorités marocaines ont renforcé le dispositif de sécurité afin de limiter les départs clandestins, maintenir l’ordre public et lutter contre les réseaux de trafic de migrants.

À Fnideq, la Sûreté nationale, la Gendarmerie royale, les Forces auxiliaires et les autorités locales ont été déployées le long du littoral ainsi que sur les routes menant au poste-frontière de Bab Sebta.

L’accès aux plages de la zone a également été interdit au public à titre préventif.

Selon les données disponibles, plus de 1.500 candidats à la migration irrégulière ont été interceptés et éloignés de la zone.

En mer, la Marine royale, la Gendarmerie maritime et la Protection civile assurent des opérations continues pour secourir les personnes en difficulté et empêcher les traversées à la nage.

Les réseaux de passeurs pointés du doigt

Les autorités marocaines estiment que cette hausse des tentatives est liée aux activités de réseaux criminels spécialisés dans la traite des êtres humains.

Ces organisations profiteraient de la vulnérabilité des migrants en diffusant de fausses informations et de faux espoirs concernant les possibilités d’entrée à Sebta.

Le Maroc a réaffirmé qu’il n’encourage pas la migration irrégulière de ses ressortissants et qu’il poursuit ses efforts pour démanteler les réseaux de passeurs et prévenir les départs clandestins.

Rabat se présente également comme un partenaire stratégique et responsable dans la gestion des flux migratoires.

Madrid écarte l’état d’urgence

Du côté espagnol, les autorités locales de Sebta ont demandé la déclaration d’un état d’urgence d’intérêt national.

Le gouvernement central espagnol a toutefois rejeté cette demande, estimant que la gestion migratoire ne relève pas du cadre juridique de la protection civile.

Madrid a privilégié l’envoi de renforts humains et logistiques supplémentaires sur le terrain.

Le gouvernement espagnol a également reconnu le rôle des forces marocaines dans l’interception d’un nombre important de candidats à la migration.

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, s’est rendu sur place afin d’évaluer la situation et le dispositif déployé.

poup

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