Les exportations marocaines vers les États-Unis pourraient être soumises à une taxe douanière supplémentaire de 12,5 %, dans le cadre d’un projet commercial américain lié à la lutte contre les produits issus du travail forcé.
Le Bureau du représentant américain au Commerce, l’USTR, a inclus le Maroc dans une liste d’une soixantaine d’économies qui, selon ses conclusions, ne disposent pas de mécanismes suffisamment efficaces pour interdire les importations de marchandises produites grâce au travail forcé.
Le projet prévoit une taxe supplémentaire de 10 % pour les pays ayant adopté certaines restrictions ou pris des engagements commerciaux dans ce domaine. Le taux pourrait atteindre 12,5 % pour les économies qui ne disposent pas de mesures jugées suffisantes par Washington.
Cette mesure n’est toutefois pas encore définitivement adoptée. Elle fait partie d’une procédure engagée au titre de la section 301 de la loi américaine sur le commerce, qui permet aux États-Unis de réagir à des pratiques considérées comme injustes ou pénalisantes pour leur commerce. Des consultations et des auditions publiques ont été organisées avant une décision finale.
Le Maroc interdit le travail forcé dans sa législation nationale. Les critiques américaines portent principalement sur l’absence d’un dispositif douanier spécifique permettant d’identifier et de bloquer les produits importés qui auraient été fabriqués dans de telles conditions.
En cas d’application, cette surtaxe pourrait réduire les avantages accordés aux exportations marocaines dans le cadre de l’accord de libre-échange conclu entre Rabat et Washington. Certaines catégories de marchandises pourraient néanmoins être exclues du dispositif.
Cette éventuelle taxe risquerait ainsi d’augmenter le prix des produits marocains sur le marché américain et de réduire leur compétitivité face aux marchandises provenant d’autres pays.





