À l’approche des élections de 2026, le président du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement, Abdellah Bouanou, alerte sur la qualité des futures élites politiques au Maroc.
Lors d’une rencontre organisée par la Fondation Fqih Tetouani, il a estimé que certaines pratiques risquent d’affaiblir davantage la confiance des citoyens dans le processus électoral. Il a notamment évoqué le choix de candidats controversés, le nomadisme politique et le transfert d’élus d’un parti à un autre.
Selon lui, la crise de confiance ne vient pas des appels à participer aux élections, mais de la présentation de candidats faisant l’objet de poursuites ou de condamnations judiciaires.
Bouanou a également critiqué le niveau du débat au Parlement durant la législature actuelle, jugeant limitée la participation des députés dans les commissions et les séances plénières.
Il craint que les élections de 2026 ne conduisent à l’émergence d’une élite parlementaire « moyenne, pour ne pas dire faible », incapable de répondre aux grands défis du Royaume, notamment le chantier de l’autonomie, l’organisation de la Coupe du monde 2030 et la poursuite des grands projets structurants.
Le responsable du PJD a appelé les partis politiques à mieux choisir leurs candidats et les électeurs à faire preuve de vigilance au moment du vote.
Il a également défendu le bilan de son groupe dans l’opposition, affirmant que celui-ci avait présenté 2.200 amendements et 70 propositions de loi.
Enfin, Abdellah Bouanou a insisté sur la nécessité de préserver l’indépendance du Parlement et de renforcer son rôle dans le contrôle du gouvernement et le débat public.





