Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence ont salué les avancées enregistrées dans le développement du marché du paiement électronique par carte au Maroc.
Les deux institutions ont indiqué que leur coopération a permis de renforcer la concurrence dans ce secteur et de favoriser l’inclusion financière.
Cette évolution repose notamment sur les engagements imposés au Centre Monétique Interbancaire et à ses banques actionnaires. Le CMI a ainsi cessé progressivement son activité d’acquisition monétique afin d’ouvrir le marché à de nouveaux opérateurs.
Le Centre ne pouvait plus démarcher de nouveaux commerçants depuis le 1er novembre 2024. Il devait également céder l’ensemble de son portefeuille de contrats commerçants, selon un calendrier fixé pour les contrats privés et publics.
Dans le même temps, Bank Al-Maghrib a accompagné les nouveaux établissements de paiement dans le lancement de leurs activités, tout en veillant au respect des règles de sécurité, de fiabilité et de continuité des services.
Sur le plan tarifaire, la Banque centrale a décidé de réduire les frais d’interchange applicables aux paiements domestiques par carte. Le plafond passera de 0,65 % à 0,5 % à partir du 1er octobre 2026.
Un taux spécifique de 0,15 % sera également appliqué aux paiements du gouvernement et du commerce de proximité.
Selon les deux institutions, ces mesures ont permis au Maroc de passer d’un modèle dominé par un seul acquéreur à un marché ouvert à plusieurs opérateurs. Cette nouvelle organisation doit favoriser la diversification des offres et la baisse des commissions supportées par les commerçants.
Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence ont affirmé qu’ils poursuivront leur suivi du marché afin de garantir des solutions de paiement électroniques sûres, accessibles et compétitives.





