À fin mai 2026, le déficit budgétaire s’est établi à 30,1 milliards de dirhams, contre 26,7 milliards de dirhams une année auparavant. Cette évolution s’explique par une hausse des dépenses publiques plus rapide que celle des recettes.
Selon les données du ministère de l’Économie et des Finances, les recettes ont progressé de 13,3 milliards de dirhams sur les cinq premiers mois de l’année. En parallèle, les dépenses ont augmenté de 16,6 milliards de dirhams, tirées notamment par les dépenses de personnel, l’investissement public et les charges de fonctionnement.
Les recettes ordinaires nettes ont atteint 171,4 milliards de dirhams, en hausse de 8,4% par rapport à fin mai 2025. Cette progression est principalement portée par les recettes fiscales, qui ont augmenté de 8% sur un an.
L’impôt sur les sociétés a fortement contribué à cette amélioration, avec des recettes en hausse de 24,2%, pour atteindre 47,1 milliards de dirhams. Cette performance s’explique par la progression des versements effectués par les entreprises.
De son côté, l’impôt sur le revenu a enregistré une baisse de 2%, liée surtout à un effet de comparaison avec une recette exceptionnelle enregistrée en 2025. Hors cet élément, les recettes de l’IR auraient progressé. La TVA a également augmenté de 4,3%, portée notamment par la TVA à l’importation.
En face, les dépenses ordinaires ont atteint 172,1 milliards de dirhams, en hausse de 18,2 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année précédente. Les dépenses de personnel ont progressé de 6,8 milliards de dirhams, sous l’effet des mesures prises dans le cadre du dialogue social.
Les dépenses liées aux autres biens et services ont également augmenté, principalement en raison des transferts vers plusieurs établissements et entreprises publics. Les charges de compensation sont restées presque stables, à 9,1 milliards de dirhams.
Les dépenses d’investissement ont, pour leur part, atteint 51,1 milliards de dirhams, en hausse de 17% sur un an. Cette progression confirme la poursuite de l’effort d’investissement public.
Ainsi, malgré l’amélioration des recettes fiscales, la forte hausse des dépenses a creusé le déficit budgétaire. Le besoin de financement s’est établi à 37,1 milliards de dirhams, contre 44,6 milliards de dirhams un an plus tôt.





