À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA est de nouveau critiquée pour sa gestion de la billetterie.
Selon The Telegraph, l’instance mondiale du football est accusée d’avoir recours à des plateformes de revente non officielles pour vendre des billets invendus à des prix inférieurs à ceux affichés sur sa propre plateforme.
Ces accusations ont été relayées par Florian Ederer, professeur d’économie à l’Université de Boston. Il affirme avoir constaté la présence de nombreux sièges disponibles sur SeatGeek à partir de 200 dollars, contre près de 700 dollars pour des places comparables sur la plateforme officielle de revente de la FIFA.
Le chercheur estime que ces billets pourraient provenir directement des organisateurs, notamment en raison de la présence de grands blocs de sièges encore disponibles. Selon lui, la FIFA chercherait à écouler discrètement des places invendues sans baisser officiellement ses prix.
SeatGeek a, de son côté, nié tout partenariat avec la FIFA. L’instance dirigeante du football mondial n’avait pas encore réagi à ces accusations.
Cette polémique intervient alors que la politique tarifaire de la FIFA fait déjà l’objet d’un examen aux États-Unis. Les procureurs généraux de New York et du New Jersey ont demandé des explications sur ses méthodes de vente, dénonçant un manque de transparence et des prix jugés excessifs.
La FIFA défend toutefois son modèle de vente et de revente, qu’elle présente comme conforme aux pratiques des grands événements sportifs et de divertissement.





