À l’approche de la Coupe du monde 2026, les horaires des matchs de la sélection marocaine suscitent déjà le débat. En raison du décalage horaire avec les pays organisateurs, certaines rencontres des Lions de l’Atlas pourraient se jouer tard dans la nuit.
Cette situation pousse plusieurs voix politiques et syndicales à demander plus de souplesse dans les horaires de travail, notamment dans les administrations publiques, afin de permettre aux fonctionnaires et salariés de suivre les matchs du Maroc.
Le sujet a été soulevé au Parlement par le conseiller Abderrahmane El Ouafa, membre du groupe du Parti Authenticité et Modernité. Dans une question écrite adressée à la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, il a demandé au gouvernement d’étudier la possibilité de mesures exceptionnelles.
Parmi les pistes évoquées figure le report temporaire de l’heure d’entrée au travail le lendemain des matchs disputés tard dans la soirée.
Des responsables syndicaux estiment également qu’une certaine flexibilité pourrait être envisagée, compte tenu de l’engouement populaire autour de la sélection nationale. Certains proposent d’autoriser les agents publics à rejoindre leur poste avec une ou deux heures de retard après les rencontres nocturnes.
Toutefois, l’application d’une telle mesure dans le secteur privé pourrait être plus difficile, en raison de la diversité des entreprises et des modes d’organisation du travail.
Les syndicats favorables à cette idée insistent sur la nécessité de trouver un équilibre entre l’intérêt des citoyens pour les matchs du Maroc et le bon fonctionnement des services publics.
Ainsi, toute adaptation éventuelle des horaires devrait garantir la continuité des services rendus aux citoyens. Le débat pourrait prendre de l’ampleur à mesure que se rapproche l’entrée en lice des Lions de l’Atlas au Mondial 2026.





