Le gouvernement espagnol refuse d’associer le Maroc à l’affaire Pegasus. Dans une réponse parlementaire, Madrid affirme que ce dossier ne fait pas partie des relations bilatérales entre le Maroc et l’Espagne.
Cette mise au point intervient après des questions posées par des députés du Parti populaire au gouvernement de Pedro Sánchez. Ils souhaitaient savoir si l’affaire Pegasus avait été discutée avec Rabat et si elle avait eu un impact sur les relations entre les deux pays.
Le gouvernement espagnol n’a pas repris les accusations visant le Maroc. Il a plutôt rappelé que les relations entre Rabat et Madrid reposent sur le voisinage, la coopération et le partenariat stratégique.
L’affaire Pegasus remonte à 2022. À l’époque, l’Espagne avait annoncé que les téléphones de Pedro Sánchez et de plusieurs responsables espagnols avaient été infectés par ce logiciel espion.
Une enquête judiciaire avait ensuite été ouverte, avant d’être classée faute d’éléments suffisants. De son côté, le Maroc a toujours rejeté ces accusations. Rabat les considère comme des allégations sans preuves.
Cette position de Madrid intervient dans un contexte de rapprochement entre les deux pays. Depuis 2022, le Maroc et l’Espagne ont renforcé leur coopération dans plusieurs domaines, notamment la sécurité, la migration, l’économie, l’énergie et la préparation du Mondial 2030.
Pour le gouvernement espagnol, la priorité reste la consolidation du partenariat stratégique avec le Maroc, considéré comme un voisin essentiel et un partenaire majeur de l’Espagne.





