Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé, depuis Nairobi, à une réforme des institutions internationales afin de renforcer la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.
Lors d’une conférence de presse au Kenya, Antonio Guterres a estimé que les structures actuelles ne reflètent plus les réalités du monde d’aujourd’hui. Il a notamment dénoncé l’absence de sièges permanents africains au Conseil de sécurité de l’ONU, qu’il considère comme une injustice historique.
Cette question a été abordée lors de discussions tenues à Nairobi, en présence de ministres de plusieurs pays africains, ainsi que des chefs de la diplomatie française et kényane.
Le secrétaire général de l’ONU a reconnu que la réforme du Conseil de sécurité reste difficile à mettre en œuvre. Elle nécessite notamment l’accord des cinq membres permanents disposant du droit de veto : les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine.
Malgré ces obstacles, Antonio Guterres a salué les initiatives visant à limiter l’usage du veto dans certaines situations graves, notamment en cas de génocide.
En marge de sa visite au Kenya, le chef de l’ONU a également inauguré de nouveaux bâtiments du complexe onusien de Nairobi et lancé un projet d’extension destiné à accueillir davantage de personnel international.





