Une passagère française rapatriée du bateau de croisière MV Hondius a été testée positive à l’hantavirus à Paris. Elle fait partie des cinq passagers français rapatriés dimanche par avion et placés à l’isolement à l’hôpital Bichat.
Selon la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, l’état de santé de cette passagère s’est dégradé dans la nuit de dimanche à lundi. Les tests réalisés ont confirmé sa contamination.
La souche détectée à bord du navire est l’hantavirus Andes, une forme rare du virus pouvant se transmettre d’une personne à une autre. Le délai d’incubation peut aller jusqu’à six semaines.
D’après l’Organisation mondiale de la Santé, trois croisiéristes sont décédés après avoir contracté le virus. Un passager américain du navire a également été testé positif, selon les autorités sanitaires américaines.
En France, une vingtaine de personnes considérées comme cas contacts ont été identifiées. Elles avaient notamment voyagé sur deux vols reliant Sainte-Hélène à Johannesbourg, puis Johannesbourg à Amsterdam, le 25 avril.
Un décret publié au Journal officiel demande aux passagers concernés de se signaler rapidement aux autorités sanitaires françaises. Ils devront observer une quarantaine à domicile, dans l’attente d’une évaluation de leur risque d’infection.
Face à cette situation, une nouvelle réunion est prévue lundi après-midi à Matignon pour suivre l’évolution du dossier. Le gouvernement appelle toutefois à éviter toute panique, rappelant que le risque épidémique reste jugé faible par l’OMS.
La ministre de la Santé a également assuré que la France dispose de stocks suffisants de masques et de tests. Tous les occupants du MV Hondius doivent faire l’objet d’une surveillance pendant 42 jours.




