À l’occasion du 1er Mai, la Confédération démocratique du travail a appelé à une réforme profonde du dialogue social au Maroc et à l’ouverture d’un nouveau cycle de discussions avec le gouvernement avant la fin de la législature.
Lors d’un rassemblement organisé à Casablanca, le secrétaire général de la CDT, Khalid Alami El Houir, a critiqué la situation sociale actuelle, estimant que les indicateurs économiques avancés par le gouvernement ne se reflètent pas suffisamment dans le quotidien des citoyens.
La centrale syndicale considère que le dialogue social doit être mieux encadré, plus régulier et accompagné d’engagements clairs. Elle appelle à son institutionnalisation aux niveaux national, sectoriel et territorial, avec un calendrier précis et des décisions applicables.
La CDT place également la question du pouvoir d’achat au centre de ses revendications. Elle estime que les ménages continuent de subir les effets de la hausse des prix et demande une augmentation générale des salaires et des pensions, ainsi qu’une baisse de la pression fiscale sur les salariés.
Le syndicat réclame aussi des mesures contre la spéculation, la rente et les monopoles, qu’il considère comme des facteurs aggravant les difficultés sociales.
La CDT rappelle par ailleurs que plusieurs engagements issus des précédents accords sociaux n’ont pas encore été pleinement appliqués, notamment ceux liés à l’accord du 30 avril 2022 et au procès-verbal du 29 avril 2024.
Pour la centrale, un nouveau round de dialogue social doit être lancé avant la préparation du prochain projet de loi de finances, afin d’intégrer les revendications sociales dans les priorités économiques du gouvernement.
La CDT estime enfin que les choix économiques doivent davantage tenir compte de la justice sociale, de la protection du pouvoir d’achat et de la dignité des travailleurs.





