L’Iran a affirmé que les États-Unis ne sont plus en mesure d’imposer leur politique aux autres pays, alors que Washington examine une nouvelle proposition iranienne visant à relancer les discussions sur la guerre au Moyen-Orient et le détroit d’Ormuz.
Téhéran hausse le ton
L’Iran a déclaré, mardi, que les États-Unis ne sont plus en position de dicter leur politique aux nations indépendantes.
Cité par la télévision d’État, le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, a appelé Washington à abandonner ses « exigences illégales et irrationnelles ».
Selon lui, les pays indépendants ne peuvent plus accepter une politique imposée par les États-Unis.
Une nouvelle proposition iranienne à l’étude
De son côté, la Maison Blanche a indiqué qu’une nouvelle offre iranienne était actuellement en cours d’examen.
Cette proposition aurait été transmise par l’intermédiaire de médiateurs pakistanais. Elle viserait à relancer les discussions autour d’un arrêt durable des hostilités et de la réouverture du détroit d’Ormuz.
Des négociations toujours difficiles
Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis près de trois semaines, les discussions entre Washington et Téhéran restent compliquées.
Les positions des deux camps demeurent fermes, tandis que les précédentes tentatives de dialogue n’ont pas permis d’aboutir à un accord.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions
Le détroit d’Ormuz reste un enjeu majeur dans cette crise. Avant le conflit, près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde y transitaient.
Aujourd’hui, le passage est affecté par un double blocus iranien et américain, ce qui contribue à la hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.
Le dossier nucléaire toujours sensible
Selon des informations relayées par Axios et l’agence iranienne Irna, la proposition de Téhéran viserait à rouvrir le détroit d’Ormuz, tout en reportant les discussions sur le programme nucléaire iranien à une étape ultérieure.
À Washington, l’administration américaine reste prudente. Le secrétaire d’État Marco Rubio a indiqué que les États-Unis ne comptaient pas négocier « par voie de presse », tout en estimant que l’offre iranienne était « meilleure que prévu ».
Il a toutefois insisté sur la nécessité de garantir que tout accord empêche durablement l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.
L’Iran rejette l’idée d’un affaiblissement
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg le président russe Vladimir Poutine.
Il a imputé l’échec des discussions aux « exigences excessives » des États-Unis. Le chef de la diplomatie iranienne a également rejeté l’idée d’un affaiblissement de l’Iran, malgré les frappes subies et le blocus maritime imposé par Washington.





