Le retour de l’inflation devient une menace réelle pour l’économie marocaine, dans un contexte marqué par la persistance des tensions au Moyen-Orient et leurs répercussions sur les marchés énergétiques mondiaux.
Dans une récente note, le centre BMCE Capital Global Research met en garde contre un scénario de plus en plus probable : celui d’un choc inflationniste importé, lié à la hausse des prix de l’énergie. Jusqu’à présent, la situation semblait maîtrisée, avec une inflation limitée à 0,6% à fin février et un taux directeur maintenu à 2,25% par Bank Al-Maghrib.
Cependant, cette stabilité reste fragile. La poursuite des tensions géopolitiques pourrait perturber les routes maritimes et les infrastructures énergétiques, notamment au niveau du détroit d’Ormuz, un passage clé pour le transport du pétrole.
Depuis mars, les prix du pétrole ont fortement augmenté. Le baril de Brent a atteint près de 120 dollars, enregistrant une hausse importante depuis le début de l’année. Cette évolution pèse directement sur le Maroc, pays importateur d’énergie, où l’augmentation des coûts se répercute rapidement sur les prix et le pouvoir d’achat.
Malgré ce contexte, les indicateurs économiques du Royaume restent globalement solides. Les agences de notation maintiennent une vision stable, tandis que les prévisions de croissance pour 2026 varient entre 4,2% et 5,6%, selon les institutions.
Néanmoins, le principal défi reste de concilier croissance économique et maîtrise de l’inflation. La hausse des prix de l’énergie pourrait fragiliser davantage les finances publiques et peser sur les ménages.
Cette situation souligne la dépendance des économies ouvertes, comme celle du Maroc, aux évolutions internationales, où les tensions géopolitiques peuvent rapidement se traduire par des impacts économiques directs.





