Le groupe automobile Stellantis a annoncé la fin de la production de véhicules dans son usine de Poissy, en région parisienne, à l’horizon 2028. Il s’agissait de la dernière usine d’assemblage automobile en Île-de-France.
Cette décision, redoutée depuis plusieurs mois, suscite une vive inquiétude parmi les salariés. Certains évoquent un choc après des décennies passées sur le site, marqué par l’histoire de Peugeot et de Talbot.
Le groupe prévoit un investissement de 100 millions d’euros pour transformer l’usine. Celle-ci sera réorientée vers la fabrication de pièces détachées. Sur les 1 900 emplois actuels, environ 700 devraient disparaître, principalement via des départs à la retraite non remplacés.
Les syndicats restent toutefois sceptiques quant à l’avenir des postes restants et dénoncent un manque de visibilité sur les nouvelles fonctions proposées.
Cette restructuration s’inscrit dans un contexte difficile pour l’industrie automobile européenne, confrontée à une baisse du marché et à une forte concurrence internationale, notamment chinoise, avec des véhicules proposés à des prix plus compétitifs.
Avec cette décision, Stellantis tourne une page importante de son histoire industrielle à Poissy, après près de 90 ans d’activité. Certains syndicats ont d’ores et déjà appelé à la mobilisation.





